mercredi, 05 décembre 2018 07:15

Fusion de l’AFB et de l'ONCFS au profit d’un nouvel établissement Office Français pour la Biodiversité

Fusion de l’Agence française de la Biodiversité et l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (AFB-ONCFS) au profit d’un nouvel établissement Office Français pour la Biodiversité.

Nous avons étudié en Commission Développement Durable et Aménagement du Territoire les amendements liés à ce projet de loi avec la Ministre Emmanuelle Wargon.

Objectifs :

✅ Rapprochement des expertises,

✅ Connaissance de la biodiversité,

✅ Renforcement de la police de l’environnement, prévention et contrôle,

✅ Modification des missions des fédérations de chasseurs.

J'ai pu intervenir lors de la discussion générale :

" Le propre du vivant est d’être évolutif, la loi sur la reconquête de la biodiversité en a consacré une conception dynamique. Parce que le vivant est perpétuellement en transformation, il relève donc potentiellement d’une gestion adaptative. Les interactions interspécifiques appellent une réponse pragmatique. Mais cette gestion adaptative inquiète pourtant certains. Ce que l’on peut comprendre quand nous constatons que des plans de chasse établis année après année, pour les grands gibiers comme les sangliers n’ont pas été appliqués, et qu’au final une surpopulation entraîne dommages aux cultures et  surpâturage forestier.

En revanche, s’agissant de la gestion des effectifs d’espèces exotiques envahissantes, la gestion adaptative pourrait fournir une solution. Car certaines espèces, à défaut de pouvoir être éradiquées, doiventt être éliminées au maximum, alors que d’autres, sources de résilience pour la biodiversité, doivent, être tolérées, et au final être gérées en terme de régulation d’effectifs. C’est aussi cette notion de gestion adaptative qui pourrait nous permettre des moratoires de prélèvements sur des espèces pourtant chassables mais en difficulté, le temps qu’elles se reconstituent. Nous sommes passés du concept inepte et « nuisibles » à l’idée qu’il n’y aurait pas d’espèce nuisible, à priori, mais que toute espèces peuvent se révéler l’être en fonction de leurs sureffectifs.  L’idéal serait de pouvoir compter sur une auto-régulation naturelle mais malheureusement le fait d’avoir décimer les prédateurs naturels par le passé, ou l’acclimatation d’espèces invasives, aujourd’hui favorisée par les activités humaines, sans prédateurs naturels, nous en éloigne.  Pensez-vous donc, qu’à terme, la notion de gestion adaptative puisse avoir vocation à s’appliquer à toutes espèces, quel que soit leur statut, avec pour objectif d’atteindre leur seuil de viabilité, puis de maintenir leur bon état de conservation ? "

Plus de 300 amendements ont été étudiés entre 18h le mardi 4 décembre, fin de la séance à 4h du matin.

>>> télécharger les amendements en pièce jointe