mercredi, 25 septembre 2019 07:08

Edito #27 : Biodiversité, la sensibilisation du public est primordiale

Ces deux dernières années ont été riches en publications, témoignages de la dramatique érosion de la diversité biologique en France et dans le monde. Je pense notamment au rapport « Planète vivante » du WWF, à ceux du GIEC évidemment, au dernier rapport de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), mais aussi à la réactualisation des fameuses listes rouges de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), qui soulignent tous la communauté de destin entre l’homme et l’ensemble du vivant.

Cette première partie de législature a également été marquée par un ensemble de politiques publiques ambitieuses, dont le plan Biodiversité de Nicolas Hulot. La récente fusion de l’AFB et de l’ONCFS au sein de l’OFB, répond d’ailleurs à cette volonté d’améliorer les actions de l’État en faveur de la biodiversité. Parfois jugée trop timide, la transition écologique amorcée n’est que le corollaire de la prise de conscience généralisée qui agite notre société et sa jeunesse, qui nous enjoignent d’agir.

Présidente du groupe d’études Eau et biodiversité à l’Assemblée nationale, je suis très attachée au partage de connaissances et à la sensibilisation du public. Dans ma circonscription, en Charente- Maritime, j’ai d’ailleurs lancé les « Universités de la biodiversité » pour mettre en lumière les solutions fondées sur la nature. Mais il me semblait primordial que l’ensemble des parlementaires puisse aussi prendre part à cette mobilisation ou, a minima, partager un savoir commun sur les enjeux environnementaux.

Dans cette logique, avec Barbara Pompili et un certain nombre de collègues, nous avons voulu souligner l’engagement parlementaire pour la nature et l’inscrire dans la durée. C’est pourquoi, le 26 juin 2019, un an avant le Congrès mondial de la nature qui se tiendra à Marseille en juin 2020, s’est tenu à l’Assemblée Nationale un évènement transpartisan réunissant députés et sénateurs.

L’ensemble des présidents et présidentes de commissions ont témoigné de leurs travaux en lien avec la biodiversité. De cette mobilisation inédite, devant des représentants de la communauté scientifique et des associations environnementales, est ressorti un consensus assez clair : « chaque commission est finalement une mini-commission du Développement durable, la biodiversité étant l’affaire de tous et de chacun ».

Il est de notre devoir de contribuer à l’éveil des consciences pour créer un socle de travail commun à tous les décideurs afin d’adopter des politiques publiques cohérentes avec l’urgence envi­ronnementale. Certaines réponses appartiennent aux territoires, à nous de faciliter leur émergence en créant les conditions de leur mise en oeuvre.

Ainsi, à partir de cette rentrée 2019, et pour l’ensemble de l’année législative, nous organiserons régulièrement des petits déjeuners réunissant parlementaires, scientifiques et ONG, autour des thèmes à l’ordre du jour du prochain Congrès mondial de la nature.

En ligne de mire : la COP 15 en Chine, à l’automne 2020, dont l’objectif est de redéfinir le cadre mondial de la préservation de la nature. Jamais nous ne dirons qu’il est trop tard, car nous sommes les acteurs de notre avenir pour que nos enfants puissent croire en demain.

Il est de notre devoir de contribuer à l’éveil des consciences pour créer un socle de travail commun à tous les décideurs afin d’adopter des politiques publiques cohérentes avec l’urgence environnementale.

Certaines réponses appartiennent aux territoires, à nous de faciliter leur émergence en créant les conditions de leur mise en oeuvre.

Ainsi, à partir de cette rentrée 2019, et pour l’ensemble de l’année législative, nous organiserons régulièrement des petits déjeuners réunissant parlementaires, scientifiques et ONG, autour des thèmes à l’ordre du jour du prochain Congrès mondial de la nature.

En ligne de mire : la COP 15 en Chine, à l’automne 2020, dont l’objectif est de redéfinir le cadre mondial de la préservation de la nature. Jamais nous ne dirons qu’il est trop tard, car nous sommes les acteurs de notre avenir pour que nos enfants puissent croire en demain.


Article paru dans La Revue du Trombinoscope - Septembre 2019