lundi, 10 décembre 2018 08:48

Edito #10 : mouvement des "Gilets jaunes"

Mouvement des « gilets jaunes »


1. Le Gouvernement entend la colère exprimée

La colère exprimée des dernières semaines par les Français qui portent un gilet jaune ne date pas d’hier. Elle vient de loin. C’est la colère de Françaises et de Français pour qui les fins de mois sont difficiles, qui veulent pouvoir vivre dignement de leur travail, qui veulent pouvoir offrir un avenir à leurs enfants, une aide à leurs aînés.

2. Le Gouvernement écoute, et a ouvert le dialogue

Sur la grande concertation :

Le débat commencera le 15 décembre et se terminera le 1er mars et débouchera surr des traductions concrètes dans la vie quotidienne des Français. Le Premier ministre a réuni les ministres concernés, pour avancer dans l’organisation de ce débat et trouver une organisation appropriée, qui permette à tous les Français qui le souhaitent de s’exprimer.

Trois sujets principaux devront être évoqués :

a) Accompagnement sur la transition écologique, tout en gardant l'ambition mais être certains que les Français sont bien accompagnés.
b) Impôts et dépenses publiques : plus de transparence, pour que les Français puissent mieux comprendre notre système. Mais on ne peut pas baisser les impôts sans baisser la dépense publique, car nous ne voulons pas laisser plus de dette à nos enfants.
c) Trajets domicile / travail : aider les personnes qui travaillent loin de leur domicile, avec par ex. une prime mobilité.

3. Le Gouvernement a pris des mesures fortes, parmi celles revendiquées par les « gilets jaunes »

Les mesures annoncées :

  • ANNULATION DE LA HAUSSE DES TAXES SUR LES CARBURANTS prévue le 1er janvier prochain (taxe carbone, convergence diesel / essence, alignement de la fiscalité GNR)
  • Suspension de la mise en oeuvre des nouvelles modalités du contrôle technique.
  • PAS D’AUGMENTATION des tarifs de l’électricité et du gaz durant l’hiver.

Les mesures qui sont envisagées :

  • Une prime exceptionnelle donnée par les employeurs et qui serait défiscalisée.
  • Une prime à la mobilité, pour les personnes qui habitent loi de leur lieu de travail.

4. Les violences sont inacceptables, injustifiables

Tous les Français ont le droit de manifester. Mais tous les Français ont aussi droit à la sécurité, à circuler, à vivre normalement. Les violences des derniers samedis à Paris ne sont pas dignes de notre pays et de notre histoire. Ce à quoi nous avons eu affaire, c’est la volonté de tuer nos forces de l’ordre.

5. Le Gouvernement appelle au calme

Au vu des éléments de renseignement dont le gouvernement disposait, tout laissait à penser que des éléments radicaux et extrêmement violents tentaient de se mobiliser samedi. C’est pourquoi un dispositif de grande envergure a été mis en place en France : 89 000 policiers et gendarmes ont été mobilisés dans tout le pays. A Paris, 8000 hommes et femmes ont été déployés, des véhicules blindés à roues de la gendarmerie ont également été déployés. Ce ne sont pas des chars. Ce sont des moyens spécialisés de la gendarmerie mobile, qui permettent notamment de dégager des barricades. Ils ont été utilisés récemment à Notre-Dame-des-Landes.