mercredi, 12 septembre 2018 06:14

Edito #1 : Pour une alimentation saine

Aujourd’hui, accéder à une alimentation saine et en quantité suffisante, cela n’est pas à la portée de tous les Français. Il faut changer cela.

Après avoir connu la guerre et des années de pénurie alimentaire, il n’est pas acceptable en 2018 que des personnes soient obligées de sauter des repas ou contraintes de mal manger en achetant des aliments peu chers et de mauvaise qualité par manque de moyen. La précarité alimentaire ne touche pas que les plus pauvres, c’est l’affaire de tous.

Le dernier sondage Ipsos-Secours populaire révèle qu’aujourd’hui, un Français sur cinq estime avoir des difficultés à se procurer une alimentation saine pour assurer trois repas par jour ou payer la cantine à ses enfants. On ne peut pas fermer les yeux sur ces chiffres. Face à cette réalité, nous devons agir !  

Cette lutte contre la précarité alimentaire se fait à plusieurs niveaux :

1/ Le Gouvernement définit un plan d’action avec des objectifs clairs. C’est l’objectif du plan pauvreté qui sera présenté jeudi par Emmanuel Macron. Je soutiens fortement les propositions au bénéfice des enfants défavorisés comme celle évoquée de leur proposer un petit déjeuner gratuit à l’école.

2/ La loi doit poser les bases d’un nouveau modèle alimentaire qui permette à tous de mieux manger. C’est l’objectif de notre loi agriculture et alimentation (loi EGAlim) qui entame cette semaine sa dernière session avec des mesures ambitieuses comme l’obligation pour les cantines de proposer au moins 20% de produits issus de l’agriculture biologique parmi 50 % de produits sous signes officiels de qualité d’ici 2022. Je pense aussi au transfert des dispositions législatives relatives à l’aide alimentaire du code rural et de la pêche maritime vers le code de l’action sociale et des familles, afin d'accroître la lutte contre la précarité alimentaire; ou encore la définition d’objectifs clairs dans le programme national relatif à la nutrition et à la santé (PNNS) pour résoudre ce problème.

3/ Réduire le gaspillage alimentaire, responsable de 16 milliards d’euros de perdus chaque année. S’il y a moins de gaspillage, le coût global de notre alimentation va diminuer et donc sortir un certain nombre de personnes de la précarité alimentaire. Nous avons voté dans la loi EGAlim pour que la lutte contre le gaspillage alimentaire soit intégrée dans les projets alimentaires territoriaux et nous avons demandé à l’ADEME de présenter au Parlement un rapport sur la gestion du gaspillage alimentaire par la restauration collective et la grande distribution.

4/ Préserver l’aide alimentaire aux plus démunis.

L'alimentation ne devrait être pour personne une variable d'ajustement. Bien manger, ça ne coûte pas rien mais ça ne coûte pas forcément plus cher. Si nous mangeons des produits de meilleure qualité, il y a moins de gaspillage, et donc le coût global de notre alimentation va diminuer. C’est donc à nous aussi, les consommateurs, d’agir en prenant notre alimentation en main pour changer nos habitudes.


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