mardi, 11 janvier 2022 17:06

Educ’Actu – Covid-19 : Situation sanitaire et ajustements au 10 janvier 2022

Educ’Actu – Covid-19 : Situation sanitaire et ajustements au 10 janvier 2022 Source : Ministère de l'Education nationale - www.education.gouv.fr/covid19-mesures-pour-les-ecoles-colleges-et-lycees-modalites-pratiques-continuite-pedagogique-et-305467

Le 10 janvier 2021

Contexte : La situation sanitaire en milieu scolaire fait l’objet d’une attention médiatique particulière. Des ajustements ont été annoncés par Jean Castex et Jean-Michel Blanquer ce jour. Aussi, les médias se font l’écho d’un appel à la grève lancé pour le jeudi 13 janvier 2022.
  • La situation sanitaire que notre pays traverse actuellement est difficile. Le Gouvernement n’a jamais soutenu le contraire.
  • Nous comprenons la fatigue et la lassitude des personnels de l’Education nationale, des parents et aussi des enfants qui doivent s’adapter sans cesse.
  • Ce lundi 10 janvier, 10 453 classes étaient fermées sur un total de 527 200, soit moins de 2% des classes.
Les dernières annonces :
  • La semaine dernière, des difficultés ont été observées, que ce soit dans la gestion des cas à l’école ou pour se faire tester ou récupérer des autotests. Cette situation est très hétérogène avec des zones plus ou moins en tension.
Pour améliorer la gestion de la crise sanitaire et faciliter le quotidien de tous, plusieurs ajustements ont été annoncés par le Jean Castex et Jean-Michel Blanquer :
 
[Annonce PM] - Simplification du protocole sanitaire (mise en place au plus tard vendredi 14 janvier)
  • Pour le test à J0, il sera désormais possible de faire un autotest (à la place du test PCR ou antigénique). Les 3 autotests sont gratuits et à récupérer en pharmacie (une attestation sera remise par l’école).
  • Désormais, une seule attestation sur l’honneur sera nécessaire pour un retour en classe. Elle sera à remettre à l’issue du premier test pour certifier du résultat négatif et pour que la famille s’engage à réaliser les deux suivants.
  • Les parents n’auront plus à venir chercher leur enfant en milieu de journée – sauf si son état de santé l’impose – mais après la classe.
Concernant le dépistage, le Gouvernement met de nouveaux moyens en place :
  • La mise en place d’une cellule de coordination de dépistage et de continuité de l’Education nationale. Dans chaque département, cette cellule gérée par le Préfet réunit les différents acteurs en présence (Education nationale, ARS…) pour gérer les tensions sur le dépistage et les résorber le plus rapidement possible.
  • 11 millions d’autotests distribués dans les pharmacies à partir de ce lundi 10 janvier.
  • Avec de nouveaux centres de dépistage (à proximité des centres de vaccination notamment) ainsi que nouveaux professionnels mobilisés pour effectuer les prélèvements.
  • Le protocole a été interprété dans un sens le moins contraignant possible pour que les parents n’aient pas à tester leur enfant chaque jour. Aussi, si un autre cas se déclare moins d'une semaine après la détection d’un premier cas positif dans une classe, il ne sera pas nécessaire de recommencer tout le cycle de tests (à J0, J+2 et J+4).
  • Des moyens supplémentaires pour aider administrativement les directions d’écoles avec 1 300 équivalents temps pleins répartis dans les circonscriptions.
  • Une ligne téléphonique dans tous les départements (au sein de chaque Direction des services départementaux de l'Éducation nationale) pour accompagner les inspecteurs à gérer la crise sanitaire en répondant à leurs questions.
  • Des masques chirurgicaux vont être fournis pour les personnels de l’Education nationale dans les prochains jours. Cela représente 55 millions de masques par mois). C’était une demande des partenaires Elle a été entendue.
    • Pour les FFP2 des discussions sont en cours mais à ce stade, l’avis du Haut conseil de la santé publique (10/01) ne s’exprime pas en faveur d’une extension du port du FFP2.
Plus globalement sur la situation sanitaire :
  • Avec le variant Omicron, nous changeons de rythme dans la gestion de la crise et nous devons nous adapter.
·        Il faut saluer le très grand professionnalisme et le sens de l’adaptions des personnels de l’Education nationale pour faire face à la crise.
  • Nous devons aussi prendre en compte les fortes contraintes qui reposent sur les familles.
  • La situation sanitaire impose l’unité de tous autour de nos enfants. La division ne sert à personne si ce n’est au virus.
Sur le protocole sanitaire et l’action du Gouvernement :
  • La situation est complexe et évolutive elle génère une succession d’inconvénients. Le Gouvernement travaille pour faire en sorte de permettre aux enfants d’aller à l’école tout en garantissant la protection des élèves et des personnels. Le protocole sanitaire en vigueur, élaboré avec les autorités sanitaires, est contraignant, oui. Il l’est en particulier à l’école primaire où les élèves ne sont pas ou presque pas vaccinés.
    • Rappelons par ailleurs que la vaccination, c’est la solutions.
    • La vaccination pour les enfants de 5 à 11 ans est ouverte depuis la fin du mois de décembre. Invitons tous les parents à faire vacciner leur enfant (nécessite l’autorisation des deux parents).
Il faut toujours se demander ce que l’on aurait fait si l’on avait fait différemment.
  • La facilité serait de fermer les écoles. Il n’y aurait pas de difficultés à gérer, pas de protocole à mettre en œuvre.
  • Le Gouvernement n’a pas fait ce choix car c’est toujours l’intérêt de l’enfant qui doit primer.
  • Nous pouvons être fier d’être le pays qui a le plus maintenu ses écoles ouvertes : 2 fois plus qu’en Allemagne, 3 fois plus qu’en Italie et même 4 fois plus qu’aux Etats-Unis.
  • Il vaut mieux 4 à 5% de classes fermées que l’ensemble des classes fermées.
  • Ce choix impose des contraintes mais l’avenir de notre jeunesse est trop La société française de pédiatrie le rappel d’ailleurs dans son communiqué du 27 décembre 2021 : « Une donnée en revanche n’est plus à démontrer : la fermeture des écoles a des effets délétères graves en particulier pour les enfants et les familles les plus vulnérables, elle n’est envisageable que quand tous les autres mesures pour limiter la circulation du virus ont déjà été activées ce qui n’est pas le cas aujourd’hui puisque tous les lieux de forte contamination sont encore ouverts. »
  • Il est important de rappeler que depuis le début de la crise, le ministère de l’Education nationale a toujours consulté et travaillé avec les partenaires sociaux. Le dialogue social est continu surtout dans des périodes complexes comme celle que nous traversons actuellement.
Sur la question des moyens de protection déployés :
  • Depuis le début de la crise sanitaire, la protection des élèves et des personnels est une priorité. Des moyens exceptionnels ont été déployés pour cela :
    • Plus de 160 millions de masques en tissu de niveau 1 (homologués par les autorités de santé) distribués.
  • Plus de 2,3 millions de masques inclusifs distribués.
  • Plus de 3,7 millions de tests antigéniques proposés (chiffre de septembre 2021)
  • Plus de 4,1 millions de tests salivaires proposés (chiffre de septembre 2021)
  • Plus de 6,5 millions d’autotests mis à disposition (chiffre de septembre 2021)
  • Aussi, le ministère invite toutes les collectivités territoriales à installer des capteurs de CO2 dans les écoles, collèges et lycées. Pour aider celles qui pourraient rencontrer des difficultés financières, un fond de 20 millions d’euros est ouvert.